En premier lieu, il est important de rappeler que la question de l’état de santé d’une personne en entretien d’embauche est un sujet qui ne peut légalement pas être abordé par le recruteur. En effet, l’entretien d’embauche a pour seule finalité d’apprécier la capacité à occuper un emploi (article L1221-6 du code du travail). La personne reçue en entretien est la seule qui peut lancer le sujet sur son état de santé, si elle le souhaite et à son initiative, et dans les limites qu’elle se sera fixées.
L’endométriose est une maladie qui peut se révéler invalidante. Dès lors, comment concilier la maladie avec son emploi, quand l’absence ou la dégradation de l’état de la salariée malade survient de manière imprévisible, et pour une durée indéterminée ? Car, oui, quand la crise survient, il est souvent impossible de connaître à l’avance sa durée et l’évolution de son intensité.
A côté de ça, il existe une relation professionnelle entre la personne salariée, malade ou non, et l’employeur.
Cette relation est issue d’un contrat de travail entre les deux parties, et prévoit l’exécution d’un travail pendant une durée précise (durée du travail) contre le versement d’une rémunération.
Ainsi, l’employeur et la personne salariée ont chacun des droits et des obligations issus principalement de :
- contrat de travail
- code du travail
- convention collective
-
règlement intérieur s’il y en a un (au-dessus de 20 salariés, selon les règles de calcul des effectifs)
Une absence, qu’elle soit due à la maladie ou à un autre motif, n’est une partie de plaisir pour personne :
- ni pour la personne salariée
- ni pour l’employeur, qui va devoir composer et trouver une solution pour que le travail soit tout de même effectué (en général)
- ni pour les collègues, qui vont devoir compenser le travail de la personne salariée absente (en général)
- ni pour le remplaçant, dont le contrat dépend de l'absence de quelqu'un d'autre
Mais rappelons-le : l’absence pour maladie n’est pas un motif de sanction, à moins que le/la salarié.e envoie son arrêt maladie tardivement, voire pas du tout.
Le code du travail, le contrat de travail, la convention collective, prévoient l’envoi de l’arrêt de travail dans un certain délai. L’organisme de sécurité sociale attend également, dans les 48 heures, l’envoi de l’arrêt de travail. Tout ceci est valable également en cas de prolongation(s).
Indépendamment des obligations de transmission dans les délais prévus, la personne salariée est invitée à prévenir son employeur dès que possible, y compris en cas de prolongation, y compris en cas de retour après un certain temps. Dans ce cas, cela permettra à l’employeur d’organiser la visite médicale obligatoire de reprise selon le motif de l’arrêt de travail et/ou la durée de l’arrêt (voir document “les visites médicales”). Il pourra également prévenir le remplaçant que son contrat se termine.